Traverser les montagnes

Tout n’a pas encore fondu sur les sommets, mais ça ne saurait tarder. Du moins, dans les Aravis ! Entre deux averses, c’est à La Clusaz que nous sommes allés nous balader. Pourquoi ? Parce que c’est pas loin (autant se promener à domicile) et parce que le Trou de la Mouche on ne s’en lasse pas.

Oui, c’est bien là-haut que je vous emmène aujourd’hui. Dans cette arche naturelle qui permet de passer de la combe de Grand Crêt à celle de Paccaly, tout en profitant d’un point de vue top. L’itinéraire débute au parking des Confins. La route devient un chemin. Puis on quitte celui-ci pour suivre un sentier qui grimpe fort jusqu’au sommet.

Au menu : environ 4 km pour un peu moins de 1000 m de dénivelé. De quoi occuper les trailers une bonne heure et les randonneurs un peu plus…

Au printemps, il faut connaitre un peu le secteur, car la neige recouvre rapidement certaines portions de sentier à mesure que l’on gagne en altitude. Rien d’insurmontable, mais c’est toujours mieux d’être prudent dans ces endroits où le sol est rarement plat.

En partant de bonne heure, la combe est à l’ombre. Il faut attendre d’être en haut pour profiter du soleil matinal. Il vous accompagnera ensuite pour redescendre ! Mais pas question de rentrer tout de suite… D’abord, on profite de la vue !

Depuis le Trou de la Mouche, la vue est grandiose. Les combes de Paccaly et de Grand Crêt se dessinent parfaitement depuis le sommet, tandis que les crêtes calcaires de la chaîne des Aravis vous invitent à les explorer (si vous n’avez pas le vertige).

C’est ici que la partie piétonne s’arrête et que le drone prend le relais. Comme toujours, j’embarque mon Mavic Pro dans le sac à dos et en quelques secondes le voilà dans les airs pour explorer un peu plus les arrêtes et parois inaccessibles. C’est là qu’en survolant le bloc qui surplombe le Trou de la Mouche je me retrouve scotché par ce que j’ai à l’écran.

Au premier plan, un morceau d’Aravis, au second une belle vue sur la Savoie et au fond le Massif du Mont Blanc. Décidément, j’ai bien fait de grimper pour profiter de ce spectacle. D’ailleurs, je pense que la photo qui suit est ma préférée dans cet article. Grimper au Trou de la Mouche pour finalement savourer toute autre chose, il fallait le faire. N’hésitez pas à me dire en commentaire quelle photo vous préférez !

Cette randonnée est très prisée des randonneurs l’été. Curiosité géologique et point de vue original, on comprend vite pourquoi !

Pour être tranquille, il est donc recommandé de la faire hors vacances si vous voulez la montagne pour vous tout seul. Et puis, afin d’être encore plus isolé, optez pour un départ tôt le matin ou en toute fin de journée. Le spectacle qu’offre le soleil là-haut sera d’autant plus plaisant 🙂

Sur la dernière photo, on m’aperçoit en bas à gauche dans le Trou de la Mouche et au loin : la Pointe de Tardevant, le Mont Fleuri et tout au bout la Pointe Percée. Que des itinéraires que je vous conseille !

Microaventure : l’évasion à la maison

Changer d’air, ça tient à peu de choses. Visiter le quartier voisin, faire une virée à vélo un peu plus loin que d’habitude, grimper dans la forêt derrière chez soi… Pas besoin d’aller au bout du monde, l’aventure est parfois au coin de la rue ! Alors oui, certains ont plus de chance en habitant à la campagne ou (comme moi) en montagne, mais je reste persuadé que la ville est un terrain de jeu comme un autre. 

Aujourd’hui, en hommage au confinement de ces dernières semaines, j’ai donc décidé de ne pas trop m’éloigner. Plus sérieusement, il était tard et je voulais être rentré avant la tombée de la nuit. Bref, je suis parti grimper quelques kilomètres en montagne pour admirer la vue sous le refuge de Rosairy. 

Sans vous donner mon adresse, il s’agit d’un trail plutôt court de 8km aller-retour et de 800m de dénivelé. Une belle promenade en somme !

Avec mon fidèle drone dans le sac à dos, l’ascension se fait toute seule. Oka (mon husky) gambade devant et donne le rythme et, au bout d’une grosse demi-heure, nous arrivons en alpage. Le soleil va bientôt basculer derrière La Tournette. Vite vite, je sors le Mavic est le fait décoller pour profiter de la vue. 

Quel spectacle ! Les derniers rayons de soleil caressent le col de Rosairy. La neige est encore bien présente sur les hauteurs du massif. Le calme règne sur l’alpage…

Quelques minutes suffisent à capturer ce moment. Le soleil semble accélérer sa descente, alors je manoeuvre rapidement. Une prise large. Un coup d’oeil sur la vallée de Thônes et celle de Manigod. Une prise verticale en espérant apercevoir le refuge. Et le tour est joué !

Retour au sol. Ni une, ni deux, je replie les ailes de l’engin. Je le glisse dans le sac et nous redescendons à la maison dans la vallée pour regarder les images de cette sortie tout en mangeant un gros plat de pâtes au pesto. 

Durée de la sortie : 1h20. Voilà une microaventure productive ! 

PS : Si vous avez lu cet article jusqu’ici, je suis en train de réfléchir à une nouveau format pour partager des sorties et des vols en drone avec des personnes intéressées. Que vous ayez un drone ou non, ça peut être cool de s’organiser des virées rando ou trail dans des spots sympas pour y parler pilotage, photo, vidéo et montagne (moyennant une petite participation pour l’organisation et les images réalisées).

N’hésitez pas à me dire si l’idée vous branche et on passera à l’action ensuite !

Vivre en montagne : halte aux clichés

Je ne sais pas si c’est le confinement des deux derniers mois qui vous a donné envie d’évasion, mais en regardant les statistiques de fréquentation du blog, je me rends compte que vous avez été nombreux à consulter un article de 2018 expliquant « Pourquoi je vis à la montagne ». C’est donc l’occasion de partager deux-trois choses avec vous. Bref, on va la jouer pratique… avec humour !

Beaucoup connaissent la montagne en mode vacances avec : le petit chalet au pied des pistes de ski, le camping au bord du lac, le ciel bleu, les marmottes, la marque de bronzage des lunettes sur le nez, les soirées à base de fromage fondu… Dit comme ça, on pourrait presque croire qu’il s’agit d’un parc d’attractions !

Alors évidemment il y a du vrai, mais n’allez pas croire que la montagne se limite aux stations. Les vallées vivent et grouillent de villages avec de nombreux habitants. Ça n’est ni plus ni moins que la campagne avec une bonne dose de relief. On pourrait finalement comparer la vie en montagne à la vie sur une île. S’il fallait trouver des points communs en voici une petite volée : l’impression de vivre dans une bulle, être coupé ou presque des problèmes du monde extérieur, être plus ou moins éloigné des centres commerciaux… Voilà, je pense que vous avez saisi l’idée.

Tout le monde ne vit pas dans un chalet…

FAUX ! Il y a des villes – des grosses et des petites. Tout ce qu’il faut pour se ravitailler, mais une fois chez soi on peut profiter de l’air pur. Si en ville, certains vivent au rythme métro-boulot-dodo, ici c’est plutôt rando, boulot, vélo, dodo… Il y a aussi l’apéro, mais ça, ça reste universel !

L’important n’est pas d’avoir une maison en bois ou en pierre ou un petit appartement. Le choix est surtout plus varié qu’en ville et, sur ce point, on ne va pas se plaindre 😉

Le montagnard est un sportif…

Entre la randonnée, le ski, les lacs, on est en droit de croire que les habitants des montagnes sont des athlètes. Mais, ça n’est pas le cas de tout le monde, sauf si l’on considère l’apéritif en terrasse comme une discipline olympique. Blague à part, le montagnard est avant tout un bon vivant et il sait profiter des bonnes choses. Cela ne se limite pas aux nombreuses activités sportives. Il y a aussi la gastronomie et la nature !

Il fait froid en montagne…

Non, non et non… Il fait frais. C’est différent ! Avec l’altitude, la température baisse, mais on n’a pas deux mètres de neige à pelleter tous les matins. Certes, ça arrive quelques fois dans l’hiver. Ça fait partie du folklore ! D’ailleurs en parlant de l’hiver, d’autres saisons existent ici aussi. À l’automne et au printemps, les couleurs sont magnifiques et l’ambiance magique.

L’été, pas besoin de la mer. Les lacs font très bien l’affaire. Et, comme c’est de l’eau douce : pas de sel qui pique les yeux, pas de méduse et moins de monde sur les plages (sauf à Annecy où les gens semblent aimer s’entasser au bord de l’eau). Il faut bien quelques exceptions pour savourer tout le reste !

Les clichés pourraient encore être nombreux au sujet de la montagne, mais ce qui compte c’est d’être bien là où l’on vit. Si vous rêvez d’évasion : foncez ! Pour des vacances, pour changer de vie, pour se ressourcer… peu importe les motivations que vous avez. Moi, j’ai trouvé un petit nid douillet dans une région que j’adore, alors tout est possible !

Je terminerai là-dessus, en vacances ou toute l’année : vive le relief, vive les sommets, vives les vallées… Vive la vie en montagne !

Quand vient l’heure de la reprise

La fin du confinement approche, alors soyons prêts pour savourer ce moment ! Que l’on soit dans une région rouge ou verte, tout le monde croise les doigts en espérant rapidement reprendre des activités normales de plein air. Plus besoin d’attestation, de scruter sa montre pour ne pas dépasser l’heure quotidienne autorisée, ou de se cacher à l’approche d’un véhicule de peur que ce soit la gendarmerie (pour les plus filous). Bref, comme beaucoup d’entre vous, je serai le plus heureux du monde une fois le 11 mai arrivé. 

De mon côté, j’ai du matériel à tester, une préparation Ironman à poursuivre et des idées de randonnées plein la tête. Voilà pourquoi je me suis dit que c’était le bon moment de faire un focus sur le site Plutosport. Dans cette dernière ligne droite vers ce que l’on peut appeler une LIBÉRATION, c’est le moment de checker son équipement histoire de ne pas avoir de surprise le jour J. 

Consommer pour consommer, non ! Mais faire une bonne affaire au moment où on en a besoin, pourquoi pas ? Après un genre de « repos forcé », les beaux jours reviennent et ce site de matériel de sport en tout genre est un bon moyen pour éviter de se faire plaisir tout en évitant de casser sa tirelire. Pour ma part, j’avais trouvé ce qu’il me fallait cet hiver pour préparer la saison printemps-été de trail, à savoir : 

  • une paire de Torrent M de chez Hoka One One pour remplacer mes Speedgoat 3 de l’été dernier,
  • un short de running Nike pour faire prendre l’air à mes gambettes et ranger mon cuissard long,
  • une casquette Buff, car n’ayant pas de cheveux je préfère me couvrir plutôt que d’attraper un vilain coup de soleil.

Vous savez désormais ce que je vais salir et user en premier durant les prochaines semaines ! 

Pour les curieux qui ne connaîtraient pas le site Plutosport, vous y trouverez de tout. Que vous pratiquiez des sports collectifs, de la randonnée, du running, du cyclo, des arts martiaux, de la danse, des sports de raquettes… C’est très varié et, comme le style ça compte aussi, il y a des vêtements pour le quotidien, sans oublier toute une sélection de produits éco-responsables. 

Sur ce, je vous laisse avec des images de notre dernière sortie trail. On n’est pas malheureux en montagne, mais on a quand même hâte de pouvoir courir jusqu’au sommet 😉

Article réalisé dans le cadre d’un partenariat avec Plutosport.

Juste un petit don du sang

Parce qu’il me semblait important d’être utile en ces temps difficiles, je suis allé donner quelques millilitres d’hémoglobine à l‘Établissement Français du Sang d’Epagny Metz Tessy. Je n’avais pas pu me rendre à la dernière collecte organisée à côté de chez moi, alors un voyage jusqu’à Annecy s’imposait pour corriger le tir.

Avec l’épidémie de coronavirus, il est nécessaire de limiter ses déplacements, mais la mobilisation pour donner son sang doit s’inscrire dans la durée et un arrêt brutal des dons serait alors dramatique… Bref, c’est dans un contexte un peu spécial que je me suis rendu à mon rendez-vous.

Pour ceux qui ne connaissent pas la démarche, tout se passe comme d’habitude – à ceci près qu’on vous donne un masque et qu’il est conseillé de venir avec son propre stylo. À partir de là, on remplit un questionnaire détaillé, s’en suit un entretien avec un médecin pour vérifier le tout, puis c’est l’heure de la piqûre. Rien de bien méchant !

Une fois branché, le don dure une dizaine de minutes. La quantité prélevée va de 420 à 480 mL et n’excède jamais plus de 10% du volume sanguin. Voilà pour les chiffres !

Avant de repartir, une petite collation est nécessaire pour rééquilibrer l’organisme. Après un don de sang, il est très important de bien s’hydrater et de se reposer pendant au moins 20 minutes. Sinon ça peut vite faire tourner la tête 😉

Voilà, vous savez tout ! Pour ma part, le prochain rendez-vous est déjà pris pour un don de plasma !

Confiné à la sauce Drone

En application de l’article 3 du décret du 23 mars 2020 prescrivant les mesures générales nécessaires pour faire face à l’épidémie de Covid19 dans le cadre de l’état d’urgence sanitaire,

je soussigné monsieur Pierrick, né le 21 ça ne vous regarde pas, demeurant au pied de la Tournette, certifie que mon déplacement est lié au motif suivant autorisé par l’article 3 du décret du 23 mars 2020 prescrivant les mesures générales nécessaires pour faire face à l’épidémie de Covid19 dans le cadre de l’état d’urgence sanitaire :


[X] Pilotage d’un aéronef circulant sans personne à bord pour admirer la vue à quelques dizaines de mètres au dessus de ma maison !

Fait chez moi,

Le 28 avril 2020 à 14h00,

Pierrick Aubert

Un refuge au dessus de la maison

Avec le redoux, la fonte de la neige en vallée et les températures printanières, nous avons mis les skis de côté le temps d’une journée pour explore une nouvelle montagne. Et pour ça, pas besoin d’aller très loin !

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